Yom: The New King of klezmer Clarinet

yom
En tant que clarinettiste, certes beaucoup plus modeste que ce véritable despote éclairé qui règne d’une main de fer et de doigts de fée sur la scène klezmer française, je me devais de m’avouer vaincu et de consacrer l’un des premiers articles de cette rubrique à ce musicien génial. J’ai constaté qu’il était très facile de convertir un public non-initié à cette musique par l’écoute de Yom et de quelques autres, dont son rival le plus dangereux, sa Némésis, je veux parler bien sûr de David Krakauer. J’ai compris que cette attraction pour Yom n’est pas seulement dû à sa technique, ni aux passions qu’il insuffle dans son jeu, mais surtout au fait que Yom est un éminent représentant de la reconstruction de la culture yiddish comme culture moderne.
J’aime à croire que cette modernité de la culture yiddish a été portée par la littérature d’abord, par la musique ensuite. La redécouverte des biens culturels des années 1970 à produit une génération d’avant-gardiste comme les Klezmorim, mais aussi une myriade de groupes qui se sont évertués à reproduire les mélodies klezmer telles qu’elles étaient jouées autrefois, en cherchant à obtenir ce caractère folklorique des enregistrements de Dave Tarras et des musiciens de l’ère de l’immigration. Cependant, la force du klezmer, qui reflète l’impératif du judaïsme, est la réinterprétation. Celle-ci est la clé de la modernisation de la culture. Yom en donne un exemple frappant dans son premier album, hommage à ce roi autoproclamé de la clarinette klezmer, Naftuli Brandwein, dont mous parlerons très prochainement. Yom est un ancien shnorer qui voyageait à bord de l’Orient Express avec Pierre Weckstein, dont il était le petit prince. Alors que ce dernier fondait avec ses compères Klezmer Nova, Yom  se mit à dessiner les frontières de son propre royaume.
I. The Golem on the Moon (2004)
II. New King of Klezmer Clarinet (2008)

Un véritable régicide que cet album, si ce n’est un coup d’état. Et pourtant, les rois succèdent aux rois, usant des mêmes méthodes et stratagèmes. C’est Naftuli Brandwein qui siégeait jusqu’à présent sur le trône du klezmer. Toutes les dynasties sont un jour condamnées à s’éteindre.Pour prendre la place de ce roi auto-proclamé, il fallait donc que quelqu’un se proclame, à nouveau, roi.

III. Unue (2009)

De nombreux musiciens talentueux, qui parfois viennent de contrées lointaines, se rendent à la cour du roi pour célébrer avec lui le rêve de l’enfant, dont cet album est une ode. Avec la récurrence d’un thème qui parcours ce deuxième album, on peut voir une tentative de métissages les plus incongrus et en même temps, les plus fertiles.

IV. With Love (2012)

Il était une fois un royaume ou régnait l’amour et la paix. Un royaume, fort, fort, fort lointain donc, dans lequel une police divine, les Wonder Rabbis, super-héros mystiques, ont remplacé Superman, tristement disparu (du moins, c’est ce que laisse entendre le Kaddish pour Superman). Qui aurait pu soupçonné que le roi lui-même était à la tête de ces sages musiciens?

V. Green Apocalypse (2012)

 

 VI. The Empire of Love (2013)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s