Noise In Sepher

« Noise In Sepher », le dernier album d’Anakronic Electro Orchestra (prononcez AEO), est sorti il y a déjà plus d’un an, mais cela n’enlève rien au fait que c’est bien le nouvel album d’AEO, au sens ou c’est le dernier, mais pas le dernier au sens ou le groupe se serait séparé. Cet album est donc le nouveau et le dernier mais ce n’est pas réellement ni le nouveau ni le dernier. Vous me suivez, non? Tans pis, laissons de côté les arcanes de la sémantique et avançons. Ce groupe, donc, composé de cinq toulousains, avait déjà participé à la première compilation réalisée par le label JUMU aux côtés notamment de Balkan Beat Box, Hip Hop Hoodios et SoCalled (2007). Si l’évolution stylistique est incontestable, depuis « The Yiddish Part », l’EP qui était sorti en 2009, une évidente continuité traverse « Speak with Ghosts », leur premier album et « Noise in Sepher », le second, tous deux produits par le label Balagan Box.

Free Klarinet screamin’ in my head est par exemple devenu Free klarinet screamin’ in my brain. David Krakauer, qui était déjà invité dans Why is it funny? est revenu pour enregistrer Uruk. L’hommage rendu à l’actuelle violoniste des Klezmatics avec le nign à Lisa Gutkin est de même lié à la participation de celle-ci dans African Trip. Le style évolue mais la qualité reste toujours la même. Ce groupe ne se contente pas de s’approprier le répertoire ashkénaze, que ce soit avec les reprises de Naftule Brandwein, Terk in America, enregistré en 1924 ou du swing yiddish des Barry Sisters, A Vaibele A Tsnien, qu’elles avaient enregistré avec Dave Tarras en 1941 et qui a été samplé par AEO dans Lady Mydriasis. Dub, jungle, rock, classique, la musique d’AEO est un audacieux amalgame résultant de métissages novateurs. Anakronic fait parti de ces groupes qui utilisent le numérique et l’électronique pour se réapproprier les musiques folk, pour faire de l’archaïque un élément substantiel de la scène contemporaine. Même avec du retard, je tenais vraiment à présenter ce groupe qui à su s’imposer dans un genre qui ne les résume pas mais auquel ils ont largement contribué, j’ai nommé l’électro-klezmer.

Anakronic-Noise in sepher (2013)

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