Horse Raddish: « Electric Klezmer » – C’est un peu raifort!

Horse Raddish, orchestre crée en 2011, vient de sortir son premier album en décembre 2014, Electric Klezmer, avec pour ambition de suivre un adage selon lequel il est dangereux de suivre une route que l’on connait trop bien. S’égarer, se perdre dans un torrent de flux musicaux, tel est le mot d’ordre de ses musiciens. Se perdre, oui, mais se retrouver aussi. Sur scène, dans l’obscurité d’une petite salle ou sous les feux d’un festival, entre amis, sur un fil conducteur, autour d’une musique dont nous partageons une passion dévorante. Le klezmer est bien au centre de cet album.

J’en veux pour preuves. Horse Raddish nous fait passer de l’introduction, « Der Glater Bulgar », enregistré par Dave Tarras et son trio à une très belle interprétation de « Firhen di Mekhtutonim Aheim », emprunté à Naftule Brandwein par tous les kapelyes modernes et ce depuis que le mouvement de revitalisation a commencé. On enchaine ensuite avec Odessa Bulgarish, qui nous est parvenu, cette fois-ci encore par l’un des grands, Abe Schwartz, et qui se trouve dans l’album être une adaptation renversante et renversé puisqu’intitulé « Bulgarish Odessa ».

On termine avec une chanson que j’aime beaucoup: « Di Mame iz gegangen », chantée avec un léger accent tsigane, qui raconte l’histoire d’une mère qui part au marché pour acheter ce qu’on y trouve d’ordinaire et qui revient avec une jolie fille dans son panier, une fille aux yeux et aux cheveux noirs, description sommaire mais suffisante pour nous autres, les mentshn romantiques.

On retrouve bien sûr l’électricité, car c’est bien aussi le thème de l’album avec la « Hora du Dybbouk », dans laquelle on trouve la charmante et acide poésie inspirée des œuvres d’Edmond Jabès (poète né au Caire dans une famille juive francophone, auteur d’un cycle intitulé le « Livre des Questions) et chantée par Loïc Lantoine,  ou encore dans « Çeçen Kizi », qui nous offre un rock balkanique aux riffs surprenants.

Les musiciens mélangent avec doigtés le klezmer traditionnel de l’ère de l’immigration avec le contemporain, en ajoutant une pincée de compositions astucieusement glissées par Michel Taïeb. De la même manière, ce mélange est le fait d’une instrumentation originale qui associe les clarinettes de Michel Schick, l’accordéon et la contrebasse à la batterie, la guitare et la basse électrique qui donnent ce panache et l’envie de danser sans retenue.

Vous pouvez télécharger l’album sur de nombreuses plateformes (celles que nous connaissons tous) mais j’encourage vivement mes lecteurs à soutenir la production matérielle des CD en contactant directement le groupe:

Horse Raddish-Electric Klezmer

(contacthorseraddish@gmail.com)

 

CÉDRIC CHATELAIN: FLÛTE, SAXOPHONE SOPRANO

ALEXANDRE LEITAO: ACCORDÉON

MICHEL SCHICK: CLARINETTE, CLARINETTE BASSE

MICHEL TAÏEB: GUITARE ÉLECTRIQUE, CHANT

SIMON CLAVEL: BATTERIE

FRANÇOIS PUYALTO: BASSE ÉLECTRIQUE

MAXIME OUDRY: CONTREBASSE.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s